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Le blog de dynamiquedephilosophie.over-blog.com

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participation à l’intégration effective de la philosophie dans la société. point de rencontre des chercheurs du monde.

Franklin NYAMSI et l’opération de « sémitisation » et de stigmatisation des Beti

 

 

professeur_ayissi.jpg « Sémitiser », pour les stigmatiser, tous les Beti, à travers « la bande à Towa » (exclusivement composée de Pius Ondoua, Hubert Mono Ndjana, Rachel Bidja, Charles Mbele, Ndzomo Molé, Lucien Ayissi, Pierre-Paul Okah Atenga), telle est la nouvelle tâche que s'assigne un petit tribaliste du nom de Franklin Nyamsi (un vacataire qui s'autoproclame professeur). Il est donc fort à craindre qu’il organise bientôt les pogroms de ces Juifs camerounais qui sont, d’après lui, les piliers de la « biyacratie ». On a davantage peur en apprenant que ce monsieur, qui ne se donne pas la moindre peine de révoquer en doute les produits de son imagination mythogène et tératogène, enseigne à l'université qui aspire toujours à l’universalité. Comment pouvoir construire un Cameroun moderne avec de pareilles gens, c’est-à-dire ceux qui, comme ce petit tribaliste de Franklin Nyamsi, sont victimes de leur imagination malade et dont la phobie de l’altérité est telle qu’ils vous condamnent rapidement à mort pour la simple raison que vous êtes différents d’eux ? That is the question. Pourquoi est-il si haineux envers ceux dont il ne sait rien, puisqu’il ne daigne même pas lire leurs écrits ? Si être cultivé, c’est aussi se donner la peine de lire les autres, au lieu de les condamner sur la base des ses préférences idéologiques et de sa tendance pathologique à la diabolisation, nous attendons que M. Franklin Nyamsi complète son listing des méchants à abattre dans le cadre d’une opération génocidaire peut-être déjà programmée et assainisse non seulement son style fort disgracieux, mais aussi le fichier de ceux qu’il présente, sur la base d’une évaluation qui dénonce ses problèmes d'intelligence, comme de brillants esprits (Blaise-Pascal Touoyem, Senfo Tonkam) qui seraient étouffés par la « biyacratie ».

Pr Lucien AYISSI

Université de Yaoundé 1 (Cameroun)

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professeurfranklinnyamsi.over-blog.com 22/12/2010 23:12


Lundi 20 décembre 2010
Lucien Ayissi et la stratégie victimaire de l'auto-sémitisation: le crépuscule des idoles kamerunai
Lucien Ayissi et la stratégie victimaire de l’auto-sémitisation : le crépuscule des idoles kamerunaises.


Par Franklin Nyamsi
Agrégé de philosophie des Universités Françaises.



Un temps vient au Kamerun, où la manipulation victimaire du schème ethniciste sera l’ultime ressource de ceux qui ont grassement vécu sous l’abri infect des accointances du sang et des éloges
fumeux du sol. Ils ont théorisé et pratiqué la clanisation des universités camerounaises. Ils ont procédé à la bétisation outrancière des hiérarchies universitaires de Yaoundé, à la sawaïsation de
celles de Douala, à la bamilékisation de celles de Dschang, à kirdisation de celles de Maroua, à l’anglophonisation aveugle de celles de Buéa et Bamenda ou à la foulbéisation de celles de
Ngaoundéré, et j’en passe. Soyons clairs. En Afrique noire, l’oligarchisme ethnique n’a pas d’ethnie, mais les dirigeants postcoloniaux et leurs admirateurs vivent de l’exploitation des illusions
égalitaires de l’oligarchisme ethnique. Chaque fois qu’ils ont donc pu y parvenir au Kamerun, ces hiérarques mal inspirés ont procédé à la politique saupoudreuse de l’équilibre soi-disant régional,
assise sur la théorie éculée de l’Alliance stratégique Beti/Foulbé pour le contrôle du politique ; sur la théorie éculée de la neutralisation stratégique des Bamiléké/Basaa/Anglophones, bref sur la
géopolitique coloniale qui ne brilla que dans l’art de toujours diviser davantage pour mieux régner au Kamerun.

Oui, ils sont nombreux du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est à avoir sciemment et/ou inconsciemment organisé, approuvé ou favorisé l’exclusion de millions de jeunes des institutions éducatives, pour
faire de la place à leurs propres rejetons formés à l’encan et parachutés aux meilleures fonctions au prix de moult compromissions ténébreuses. C’est en songeant à ce temps de justice que leur
lâchetés ont fait fermenter dans le limon des souvenirs douloureux du peuple, que certains seconds couteaux de l’intelligentsia organique du RDPC s’attaquent volontiers à ceux qui leur dressent le
bilan de leurs actions criminelles et de leurs nombreux silences coupables. Qu’il crie au loup ou non, il est certain que Lucien Ayissi a partie liée avec cette république bananière, qu’il n’a
affrontée dans aucune configuration majeure, hormis les bribes bonimenteuses de ses essais superflus qu’il me fait l’inféconde recommandation de considérer comme ses brevets de citoyenneté
exemplaire.

Alors que l’implication objective des Marcien Towa, Pius Ondoua, Rachel Bidja, Ndzomo Molé, Okah Atenga, Titus Edzoa, Mono Ndjana, Manga Bihina, et Cie dans la dérive tribalo-sectaire du
département de philosophie de l’Université de Yaoundé se révèle de longue date aux yeux des observateurs les plus distraits, Lucien Ayissi, l’un des cohéritiers de cette nébuleuse qui croit
secrètement – et parfois ouvertement- qu’il y a un rapport intime entre le contrôle de la philosophie universitaire kamerunaise et le braquage de la souveraineté du Kamerun, se permet de nous
attribuer une ubuesque « opération de sémitisation et de stigmatisation des Beti. » Du coup, les coupables de la bétisation de la philosophie à l’Université de Yaoundé deviennent, par un effet
magique dont Lucien Ayissi détient seul le secret, les victimes d’une purge prétendument programmée et redoutée. Les loups crient « au loup ! » Examinons l’affaire, puisqu’elle semble avoir servi
un tel tord-boyau à notre petit planton de l’esprit qu’il se croit en mesure de bavasser sur nos compétences. Essayons d’aller aux sources du délire de ce personnage péteux et profondément
insincère, en lui souhaitant la mémoire assez longue pour pouvoir s’accommoder de la robustesse de notre style qui ne pâlit en rien devant son pauvre phraser de juge de tapis.

« Sémitisation » ? Quelques interrogations suffisent à montrer l’inanité de la métaphore. Les Beti seraient les nouveaux juifs de la société kamerunaise, selon notre philosophe à deux sous. Voyons.
D’où Lucien Ayissi tire-t-il ce qualificatif de sémite qu’il applique à nos populations bétiphones ? D’où tire-t-il essentiellement qu’être sémite, c’est nécessairement être innocent ? D’où
tire-t-il qu’un juif ne peut être coupable de rien ? D’aucun texte connu, encore moins existant de notre part. Jamais sous notre plume, un appel au meurtre, encore moins à l’ethnocide, mais
toujours intangible, le souverain droit de résister contre ceux qui nous soumettent aux politiques de la mort. Nulle part dans nos dires et dans nos gestes, nous qui avons tous les sangs du Kamerun
dans nos veines, à la fois matériellement et symboliquement, nulle part, il n’a été question de livrer les populations bétiphones de notre pays natal à quelque vindicte que ce soit.
Ce qui est reproché à « la bande à Marcien Towa », c’est d’avoir longtemps semé les graines d’un certain marxisme qui était supposé s’emparer de notre siècle kamerunais, avant de s’engouffrer pieds
et poings liés dans la biyacratie, l’envers absolu de la pensée de Karl Marx. Tel est le cas de tous ceux qui, bétiphones ou non, dans leurs écrits professèrent que Biya avait une idée sociale
parce qu’ils espéraient en fait ainsi gravir des échelons de mangeoire, laissèrent lyncher des étudiants dans Yaoundé parce qu’ils étaient des opposants allogènes qui « dérangent », organisèrent
des tricheries au bénéfice de leurs enfants et de leurs protégés dans l’Université pour s’assurer des solidarités de cons, relayèrent les appels aux meurtres contre les syndicalistes étudiants et
enseignants dans la ville de Yaoundé pour sauver leur chose. Le dire, est-ce sémitiser et stigmatiser LES BETIS ? Non, les Beti ne seront pas ainsi sémitisés. C’est pour situer l’horizon de
forfaiture de « la bande à Towa » que nous en avons dessiné l’aire d’abrutissement. Non, ce n’est pas sous la plume d’un fils spirituel de Mongo Beti, de Jean-Marc Ela, d’Ossendé Afana, que les
Beti seront sémitisés. Et notre combat pour la démocratie au Kamerun passe naturellement par la dénonciation de tous les pogromes imaginaires et par l’opposition active aux projets et actes de
pogromes réels. Si jamais un jour vous tremblez de peur dans le siècle monsieur Ayissi, sachez que les portes de mon domicile vous seront ouvertes avec bienveillance et courage. Des kamerunais, des
personnes humaines, ne sont pas à livrer aux passions de quelque curée tribaliste que ce soit. Quelle valeur accorder alors à l’accusation que vous me faites de « stigmatiser les Beti » ? Pas
l’once d’une ! C’est vous qui n’avez prêté aucune attention au contexte de mon texte, encore mois au fait qu’il ne vous était PAS destiné.

Car les tribalistes bétiphones, comme ceux de tous nos groupes socioculturels kamerunais qui n’en manquent pas, méritent d’être dénoncés quand les circonstances s’y prêtent. Le fait que des «
philosophes » Beti aient été indexés dans l’écrit auquel vous faites allusion ne préjuge pas du fait qu’ils soient indexés parce qu’ils sont Beti. Si le sicaire affamé qui vous a filé la mèche peut
encore vous servir à quelque chose, qu’il vous dise à suffisance que nous ne tenons pas en plus grande odeur de sainteté la philosophie de Njoh Mouellé, l’ex-secrétaire général du RDPC et ministre
de Biya, ou celle du spinoziste Guillaume Bwélé, qui abrita gaiement ses talents derrière les pestilences tyranniques d’Ahmadou Ahidjo. Nous nous gaussons autant de L’urgence de penser de Maurice
Kamto que des prétendus Droits des Minorités Sawa de James Mouangué Kobila. Quelles circonstances donc président à cette affaire ? L’écrit auquel Lucien Ayissi fait sans doute référence dans sa
complainte hypocrite est le résultat d’une divulgation indue et diabolique d’un échange statutaire interupéciste. Dans le cadre des activités de l’UPC, nous avons le droit de débattre de notre
adoption ou non des prises de positions intellectuelles en cours dans la société kamerunaise. Ce travail critique est une très ancienne tradition de notre organisation. Mais il n’avait pas à être
révélé au public en l’état, selon nos Réglements. Voici donc le fait heureux de ce tralala. La nébuleuse pseudo-marxisante de Towa avait un agent parmi nous, il est désormais démasqué, dans son
imposture d’agent double postcolonial. En effet, le divulgateur crapuleux de notre écrit intraupéciste s’était fendu de Notes de Lecture d’un livre d’upéciste et d’un livre du pseudo-marxisant
Charles Romain Mbélé. Cet individu nuisible – le divulgateur- avait notamment tiré prétexte de ce dernier ouvrage cité pour présenter Marcien Towa et son école de pseudo-marxisants à la ramasse,
comme des penseurs authentiques de la libération africaine. Ni plus, ni moins, après 28 ans d’adoration du satrape Biya ! Par ailleurs, le même upéciste divulgateur, dans son indignité accrue,
traitait Fabien Eboussi Boulaga, Achille Mbembé, Ambroise Kom, Jean-Marc Ela, Célestin Monga, de « postcolonialistes » responsables de l’aliénation de l’Afrique. Or, ces penseurs et chercheurs sont
les réserves de sens les plus précieuses du Kamerun de la vraie espérance, car leur travail et leurs trajectoires de vie ont précisément consisté à déconstruire les logiques de domination d’ici et
d’ailleurs, afin de montrer comment